L’idée : l’étape la plus succincte est celle de l’idée ; le résumé du film en une ligne.
Le Pitch : le but du Pitch est de résumer l’histoire en une demi-page. Cette étape est rarement exigée, elle sert davantage les journalistes et les critiques que le scénariste ou le producteur.
Le Synopsis : il s’agit du premier véritable travail de présentation demandé au scénariste ; c’est un résumé de scénario rédigé selon certaines règles. Un véritable synopsis ne doit pas être un simple résumé d’allure scolaire.
Il peut faire, selon les envies de développement, de 5 à 15 pages. Il faut éviter d’être « littéraire », de multiplier en particulier les effets de style ; pour autant, il ne doit pas manquer totalement de relief, il s’agit simplement d’éviter les métaphores et autres figures de rhétoriques. Ecrire au présent de l’indicatif, bien plus persuasif que l’imparfait du subjonctif sous toutes ses formes. Enfin, et surtout, savoir modeler le synopsis comme l’on construit le scénario : en trois parties, entrecoupées de nœuds dramatiques clairement énoncés.
Le Traitement : l’étape suivante est celle du traitement. Il s’agit de raconter l’histoire dans son intégralité. Tout ce qui sera vu à l’écran doit être présent dans cette version. Un traitement, en règle générale, comprend de 20 à 40 pages.
Le Scénario / la continuité dialoguée : il s’agit de la version la plus lisible et la plus juste du scénario ; pas de plan prématuré, pas de détail superflu, pas d’indication foldingue… Uniquement du concret, du réel, du lisible, du visible.
Le découpage technique : étape ultime s’il en est, il s’agit de la version la plus complète de l’écriture du scénario. Tout s’y trouve : les indications techniques, les plans de caméra, les mouvements de caméra, le jeu des acteurs, le découpage séquentiel… Il s’agit du domaine du réalisateur, celui qui connait les lieux, les décors, les acteurs, et non du scénariste qui ne jonglera qu’avec une technique purement aléatoire.